« Io e Te » est un livre de dialogue entre deux univers artistiques : celui de Fersten (1940-2025), dessinateur à l’humour tendre et décalé, et celui de sa fille Muriel Ferstenberg, peintre d’un monde plus mouvant, plus énigmatique. L’ouvrage est traversé par une réflexion sur la mémoire, la transmission et la filiation.
Les dessins de Fersten transforment les expériences les plus graves en sourires discrets. Derrière le gag et l’absurde affleurent pourtant la guerre, la perte et la fragilité humaine. Son humour apparaît comme une forme de résistance au chaos et à l’effacement.
Les peintures de Muriel Ferstenberg prolongent cet héritage en le métamorphosant. Ses figures humaines et animales, instables et souvent à la frontière de la disparition, explorent la vulnérabilité, le mouvement et l’incertitude de l’existence. Elles ne racontent pas des histoires ; elles donnent forme à des états intérieurs.
Au cœur du livre se trouve également un poème consacré à la disparition du père. Muriel y évoque le deuil, l’absence, le dialogue interrompu, mais aussi la persistance de l’œuvre et du lien. Peu à peu, la douleur s’ouvre à une forme d’apaisement : l’art devient le lieu où les deux parcours créatifs se rejoignent et continuent de vivre ensemble.
« Io e Te » n’est pas seulement un hommage filial ; c’est une méditation sensible sur ce qui demeure après la perte. Entre dessins, peintures et textes, le livre montre que la transmission est moins conservation que transformation, et que la mémoire peut être portée autant par l’émotion que par l’humour.
Muriel Ferstenberg est une artiste peintre française. Son univers pictural, marqué par une grande liberté chromatique et une forte expressivité, s’est développé à travers de multiples collaborations artistiques et culturelles, notamment autour de la mémoire et du spectacle vivant. Son travail a été exposé dans de nombreuses galeries en France et en Belgique.
« Un dernier round pour Hassan » n'est pas un roman.
C'est un récit associant l'information factuelle et la fiction. Il s’agit de décrire la vie en Allemagne d’un jeune artisan d’origine turque, Hassan, qui plusieurs fois par semaine se rend dans un club de boxe pour s’entraîner.
Dans un univers sombre, le récit suit le jeune boxeur au fil de sa préparation pour deux combats à l'issue incertaine ; mais Hassan le sait : un boxeur se bat d'abord contre lui-même... et pour cela, il faut simplement du courage !
Gwenaël de Calan, né en 1976, vit et travaille à l'International (en Allemagne surtout) depuis une trentaine d'années. Après 3 ans de boxe thaï (à Singapour), il pratique la boxe anglaise depuis une quinzaine d'années en tant que compétiteur amateur. Il a plus de 25 combats à son actif. Dans sa catégorie (Welter senior), il est champion du monde WBF. Il est entraîneur certifié par la fédération régionale de Hesse. Il a entraîné pendant plusieurs années des adolescents et des jeunes adultes. Ce récit est son premier texte long publié.
Donatien Mary, né en 1983, est diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg. Il jongle entre son travail d'illustrateur et des projets personnels peuplés de dinosaures, de marins, de comètes et de baleines ! (Les derniers dinosaures, Le roi de la lune, éditions 2024, Que la bête fleurisse, éditions Cornélius...) Pour chaque projet, il s’attache à développer un univers singulier, en choisissant une technique particulière, avec une prédilection pour les pratiques de gravures reconnues, Bérengère Cournut, Sophie Dutertre, Marguerite Abouet, etc. Pour ce livre, il s’est inspiré du style graphique des affiches de boxe des années 60. Son dessin épuré, à la plume, restitue l’ambiance des petits clubs qui n’ont pas changé depuis cette époque et sont restés authentiques.