Kiss me, darling !

Une sympathique touriste mêlée bien malgré elle au cambriolage d’un musée londonien, un jeune couple de Liverpool cherchant à sortir d’une mauvaise passe, un Lord anglais amateur de whisky dont l’épouse se lance dans l’élevage des poules et des dindes, une jeune Française expatriée à Newcastle, une actrice un peu oubliée que l’actualité remet en lumière, un terrible crocodile capable de couper un buffle en deux d’un seul coup de mâchoires, un inspecteur de police perdu dans une bien ténébreuse enquête… Tels sont quelques-uns des personnages de cette histoire franco-britannique pleine de rebondissements hilarants qui nous mène tour à tour dans un grand hôtel de Londres, dans un Safari Parc, un château du Yorkshire, un café de Liverpool, un ball-trap de la campagne anglaise et jusqu’au parc d’attractions de Pleasure Beach, à Blackpool…

Avec « Kiss me, Darling ! » Benjamin Randow confirme son talent pour créer des personnages à la fois humains et attachants dans un roman où les péripéties d’une enquête policière et un vénérable coffret d’ivoire sont prétextes à de subtiles variations sur la vie de couple, dans lesquelles chaque lecteur assurément pourra se retrouver – entre Agatha Christie et Monty Python.

 

Des femmes. Toutes.

Dans les cahots de son train, entre Loire et Vézère, Mireille Diaz-Florian remonte le fil de sa lignée de haute naissance paysanne.

Les pages blanches et les silences du texte sont autant de haltes et de passages, à l’instar de ces gares et paysages où surgissent Alice, Eugénie, Angéline, Louise…

À chaque étape, la mémoire ressuscite leur passé oublié, comme le témoignage d’un siècle d’histoire des femmes. Toutes.

Méditation poétique et mémorielle sur la lignée féminine. 

Chaque portrait explore la condition féminine – travail, maternité, souffrance, résistance, transmission. Hommage sensible et lucide à la force des femmes anonymes, debout malgré la douleur et le temps.

Agrégée de Lettres et fondatrice de l’association Le Lire et Le Dire, Mireille Diaz-Florian est l’autrice de plusieurs ouvrages, dont une biographie de Catherine Pozzi. Elle anime des ateliers d'écriture.

 

(N)ostalgie

L’ostalgie est le sentiment de regret teinté de tendresse qu’éprouvent, par-delà ses aspects les plus sombres, celles et ceux qui ont vécu leur jeunesse en Allemagne de l’Est.

L’amour est souvent traversé par cette même nostalgie. On repense à un amour perdu, à des étreintes passées, à des promesses murmurées qui n’ont pas résisté au temps.

Comme d’autres outre-Manche, c’est derrière le mur de Berlin que le narrateur a connu sa première passion.

Au fil des pages de (N)ostalgie, il se souvient de son éducation sentimentale Unter den Linden – sous les tilleuls de la grande avenue berlinoise. L’amour et l’ostalgie se rejoignent dans ce parcours sur les traces d’une culture communiste oubliée.

Joël Moreau est agrégé de sciences économiques et sociales. Issu d’une famille du nord de la France, il vit aujourd’hui près d’Avignon.

Avant la nuit où

En découvrant un document familial, le narrateur est soudain pris de vertiges. Un passage semble faire le lien entre le décès de Blanche et le retour du père, après des années de clandestinité. Blanche est la sœur de sa mère, elle était étudiante à Sciences Po. À la maison, sa mort avait toujours été entourée de mystère.

Y aurait-il eu des violences cachées ?

Sa mère en aurait-elle été aussi victime ? L’hypothèse crée de fortes tensions au sein de la famille.

Ce roman est une enquête qu’on pourrait qualifier de psychanalytique, menée soixante-cinq ans après les faits. On ne trouvera jamais de preuves, bien sûr. Juste des indices troublants.

Dès lors, comment se forger une conviction, à partir de cette seule intuition, avant de se confronter à l’un des survivants de l’affaire, l’oncle Rodolphe, soupçonné d’en détenir la clé ?

De formation scientifique, Hector Bergeix a œuvré dans le domaine de l’aménagement du territoire, aussi bien en France que dans les pays en développement. Depuis 2011, il se consacre à l’écriture et à la peinture. « Avant la nuit où » est son deuxième roman.

 

 

L'adret et l'ubac

Deux amis d’enfance gardent chevillée au corps leur affection pour Villiers, une petite ville jadis habitée ensemble, dont ils connaissent les recoins, les murs et les jardins.

De qui suis-je en que sais-je, Raoul et Rodolphe hurlent d’étranges « Marche arrière ! », chacun avec ses mots. Ah ! les mots… Côté leurres, ils en connaissent un rayon. Ces pantins, clowns et bouffons abusent souvent de mensonges.

Voici, livrés au lecteur, deux itinéraires longtemps tenus secrets. Comme si l’ubac cachait l’adret et la souffrance un certain apaisement.


Remi Huppert a grandi en France, peut-être à Villiers, avec Raoul et Rodolphe. Il a vécu et travaillé en Afrique et en Asie. Il écrit des romans, joue du piano, parfois de l’accordéon. Souvent, il quitte le pays du Jazz pour marcher seul au long cours.