Le Crépuscule des Bureaucrates

18 novembre 2021 : Bruxelles ne répond plus. Le quartier européen est abandonné aux SDF et aux chiens errants. La Commission est aux abonnés absents. Le Parlement a cessé de siéger. Les eurocrates sont confinés chez eux. Mais le Covid n’y est, cette fois, pour rien. Si les institutions de l’Europe ont fermé boutique, c’est parce que la veille, le Conseil des ministres, convoqué pour la réunion de la dernière chance, s’est séparé sans approuver de budget. Les caisses sont vides. L’Union européenne a vécu. Les 27 Etats membres reprennent chacun leurs billes. Et déjà les premiers bruits de bottes se font entendre.

Le projet européen est-il définitivement enterré ? Frédéric Lassource, le dernier assistant de Jean Monnet, et Pascal Dalando, un ancien président d’une institution de l’UE, ne peuvent s’y résoudre. Avec quelques amis, ils décident de ne pas baisser les bras.

Dans ce récit à clés, l’auteur passe en revue les dérives de la bureaucratie bruxelloise qui ont entraîné l’explosion de l’aventure européenne. A travers les portraits à la fois attachants et acides des personnages qu’il met en scène, on pénètre les arcanes des administrations communautaires et l’on comprend, horresco referens, les raisons du dévoiement de l’ambition des Pères fondateurs de l’Europe. 

 

Les lacets d'une vie

Qui n’a jamais vécu des moments de doute après un traumatisme personnel ou professionnel ? Parfois, le coup est si rude qu’on peine à se redresser. Et pourtant, chacun possède les ressources pour se relancer. À condition d’en prendre conscience !

Touché par des épreuves douloureuses, j’ai, malgré tout, chaque fois réussi à retrouver mon chemin et continué à aller de l’avant. J’ai tout perdu mais j’ai rebondi. Je suis resté optimiste. J’ai fait appel au bon sens, tirant parti de ce qui avait fonctionné dans le passé et de la richesse de mon environnement.

À l’heure où tant d’entre nous, frappés par la crise, voient leur monde s’écrouler, j'ai tiré les leçons de mes rebonds pour transmettre un peu d’espoir et proposer des pistes permettant de se reconstruire, de transformer l’échec en opportunité et les leçons de la vie en action.

S’ouvrir, écouter, partager, dépasser les non-dits, garder le lien, saisir les opportunités mais aussi prendre du temps pour soi, réfléchir, cultiver son corps et sa curiosité, sont autant de réflexes simples pour ne pas sombrer. Si simples qu’on a tendance à les oublier ! En les réhabilitant, je veux montrer qu’ils peuvent suffire pour se relever quand on est tombé.

 

Philippe Chatrier : le cour(t) d’une vie

Chaque année, depuis 2001, pendant la quinzaine de Roland-Garros, les médias martèlent le nom de Philippe Chatrier, associé, sur le court Central, au sifflement des aces et aux exploits des plus grands champions sur terre battue. Les jeunes aficionados de la balle jaune ne savent pas qui il est, les moins jeunes ont oublié son action fondatrice.

D’abord champion de tennis, journaliste, entrepreneur puis patron du tennis français et international, membre du CIO, il a su transformer son sport et faire d’un petit tournoi d’amateurs qui sommeillait sous les marronniers de la porte d’Auteuil, un des plus prestigieux du monde. C'est également une entreprise de sport reconnue et copiée sur tous les continents.

À l’occasion de la célébration des vingt ans de sa disparition et de l’inauguration du court Philippe Chatrier entièrement repensé – équipé notamment d’un toit rétractable – il nous a paru essentiel de retracer, entre les lignes blanches, le cours de son existence. Pour cela, nous nous sommes adressés à sa famille, ses amis, anciens dirigeants internationaux et collaborateurs les plus proches, joueurs... Tous ont accepté de témoigner. Les grands champions de « l’ère Chatrier » qui l’admiraient et le respectaient ont également apporté leur contribution : Björn Borg, Ilie Năstase, Stan Smith, Yannick Noah, Guy Forget, etc.

Les droits d’auteur de ce livre sont reversés à la Fondation Philippe Chatrier qui lutte contre la maladie d’Alzheimer, le mal qui l’a emporté en 2000.

 

Eloge des fautes d'orthographe

Longtemps j'ai détesté les fautes d'orthographe. Plus tard, devenu éditeur, je me suis mis à les aimer. Pas les miennes, dont la honte me poursuit parfois longtemps, mais celles des auteurs.

Entre toutes, ce sont les fautes récurrentes que je préfère. Impossible de les mettre sur le compte de l'inattention ! Solidement installées, elles font corps avec leurs propriétaires, elles les racontent.

Le plaisir que j’éprouve est clandestin – forcément clandestin. Pas question de trahir la confiance de l’auteur. Au mieux, quand on trouve les mots pour le dire, il est le seul à qui en parler. Le secret éditorial vaut bien le secret médical.

L’amour des lapsus calami est-il réservé à quelques happy few des maisons d’édition ? Je veux montrer ici que c’est un bonheur accessible à tous. 

L’Eloge des fautes d’orthographe en donne le mode d’emploi.

 

République - Bastille

Le 20 janvier 2017, la cérémonie d’investiture de Donald Trump attire, selon les médias, quelque
250 000 spectateurs, six fois moins que Barack Obama huit ans plus tôt. Mais qu’importe ! Le nouveau président déclare : « J’ai regardé et cela avait l’air d’un million, un million et demi de personnes ! »